« Blackbox : Le datacenter portable de chez SUN | Page d'accueil | Outsourcing governance ! »

15/11/2006

eSCM

eSCM kesako ?  eSourcing Capability Model (Modèle d'aptitude à l'infogérence)

Peut on se permettre de piloter une infogérance uniquement en se fondant sur le suivi des indicateurs contractuels ?

Probablement oui ; si tout se passe bien, si le périmêtre évolue peu, si on n'attend pas de gain significatif de productivité ; bref pour une organisation plus ou moins figée ...

Mais en général les choses se passent parfois bien (au début) mais au fil du temps les rouages ont sérieusement tendance à se gripper ;  a fortiori quand on est amené à gérer/subir  de multiples changements.

 

La pertinence de l'externalisation n'étant plus vraiment  remise en cause, il est désormais l'heure de rationaliser et d'industrialiser ce processus d'infogérence ; au même titre que les autres.  En effet, les causes d'incompréhension, de dysfonctionnement, de dérapage, de dégradation progressive sont très nombreuses et nécessite pour y remédier de s’accorder sur un cadre global. 

 

Malgré sa jeunesse (2004), la crédibilité  de eSCM repose déjà sur plusieurs points :

 

1- D'abord il s'agit de répondre à un véritable besoin (exprimé de manière de plus en plus explicite par les clients)

2- Le département ITsqc de l'université Carnégie Mellon à l’origine de la démarche possède une vraie crédibilité en matière de référentiel IT avec leur support à CMMI (quand est ce que les universités françaises décideront de mettre à profit leur compétences au services de ce type de besoins opérationnel ? Peut être encore trop terre à terre et pas assez "conceptuel" ... )

3- La réflexion autour de la méthode à impliqué un groupe restreint mais significatif d'acteurs du marché : EDS, IBM, Accenture et Satyam (Inde),

(on recherche toujours une entreprise européenne)

4- Le modèle en lui même qui se présente de  manière tridimensionnelle très didactique

   - Niveau de maturité de 1 à 5

   - Les 10 domaines à suivre (performance, RH, menace, technologie, reversibilité, 

   - Les différentes étapes dans le temps d'une infogérance

5- La vision de l'infogérance comme un véritable partenariat (plutôt qu’une relation simple client-fournisseur) avec la juxtaposition  claire entre "devoirs" de l'infogéreur (eSCM SP) et "dévoirs" du client (eSCM SC). Une  vision relativement neuve qui met l'accent sur le partage des responsabilités. En effet il est rare de constater que les dérives d’une externalisation sont dues à une seule de deux parties.

6- La réflexion du groupe de travail sur le niveau de recouvrement de eSCM avec les autres normes actuellement en oeuvre en IT

 

En conclusion : Du pilotage à la gouvernance de l'infogérance grâce à un référentiel de qualité

 

Enfin de manière très pragmatique, eSCM est disponible de manière gratuite pour faciliter sa diffusion et son "évangélisation". L'intérêt de  ITsqc se situant évidemment sur sa diffusion rapide, sur le retour des "early adopters" et des futures certifications qui en découleront... (Un modèle presque open source :-)  

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://cyouss.blogspirit.com/trackback/1077837

Ecrire un commentaire