11/10/2007

CIGREF, SaaS, SLA et ... innovation

Ci-dessous un résumé du compte-rendu fait par Louis Naugès de l'assemblée générale du CIGREF

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Le mot du Président, Didier Lambert, DSI Essilor
Avec son enthousiasme communicatif, le nouveau Président du Cigref a donné sa vision des actions entreprises en 2007, et de ses ambitions pour 2008.
Parmi les thèmes qu'il a privilégiés, j'ai retenu :
- La virtualisation, qui aura des impacts forts sur les infrastructures.
- Les solutions SaaS, qui ne sont pas introduites contre les DSI par les métiers, au contraire.
- Qualité de services : nos "clients" sont de plus en plus exigeants ; le niveau de service que fournit la DSI doit augmenter en permanence pour s'adapter à ces niveaux d'attentes de plus en plus forts.
- Les SSII, et leur association, le Syntec, doivent passer, rapidement, d'un engagement de moyens à un engagement de résultats !
Il est difficile, pour un DSI, qui "revend" en interne les produits et services de ses fournisseurs, de garantir une qualité de service auprès de ses clients si les fournisseurs ne s'engagent pas !
- La fracture entre les usages innovants du grand public et les usages professionnels est une réalité qu'il faut réduire ; les premiers résultats obtenus en 2007 sont encourageants.

Les trois messages clefs sur lesquels il a le plus insisté sont :
- L'innovation : L'innovation a un double rôle à jouer : Dans les SI, et par les SI.
- L'économie des pays développés comme la France a besoin de l'innovation, et l'innovation ne peut pas exister sans les SI.
- Dans les entreprises, la compétitivité viendra en priorité des innovations dans les usages, et non pas des outils.

PROGRAMME 2008
GOUVERNANCE : Un livre blanc, en collaboration avec le cabinet McKinsey, sur le thème :"développer le dialogue stratégique avec la DG".
SAAS : L'évolution des modèles tarifaires vers des logiques SaaS, Software as a Service.
OPEN SOURCE : La maturité de l'écosystème Open Source, même si le Cigref considère que les SSLL (Société de Services en Logiciels Libres) ne sont pas encore assez solides.



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Concernant le modèle du SaaS il y a également cette annonce cruciale d'amazon concernant leur engagement de service en terme de disponibilité (hors plage de maintenance a priori) :

SLA de 99,9% calculé par mois
Entre 99,9 et 99 -> 10% de remise
Moins de 99% -> 25% de remise

EC2 (Elastic Compute Cloud) et S3 (Simple Storage Service) ne sont pas à proprement parler du SaaS mais plutôt des services d'infrastructures (puissance et stockage) qui sont proposés sur un modèle de service à la demande. Mais ce type de contrat va probablement laisser rêveur les responsables métiers qui doivent souvent se battre avec l'IT pour que ceux ci daignent s'engager

Mais malgré ce niveau de service proposé, il est clair que c'est l'ensemble des composantes participant au service (ex : le niveau de service du réseau) qu'il devient primordial de maîtriser. Il serait aberrant d'avoir un très bon niveau de disponibilité sur une partie de l'infrastructure et d'être complètement laxiste sur une autre. Dans le pire des cas, l'utilisateur va ressentir la somme des indisponibilités ; sans être intéressé par l'excellence dans un domaine particulier. D'où un travail d'homogénéisation nécessaire.

Ex : Le service slideshare.net utilise l'infrastructure d'amazon pour son stockage. Mais quand vous n'obtenez pas les slides aussi rapidement que vous le souhaitez, vous ne vous intéressez pas au maillon de la chaîne qui est en cause. En revanche c'est toute la problématique du responsable du service applicatif de savoir identifier le "maillon faible" et d'avoir une vision globale du service.

NB :
99% ça représente encore un peu plus de 7h d'indisponibilité par mois (quasiment une journée). Mais 99,9% ça ne fait plus que 43 min !!!

Microsoft et Lindenlab sont clients de S3. Ca donne une assurance supplémentaire...